Le stress hydrique en milieu urbain

Le stress hydrique est un phénomène mondial qui touche les villes d’Europe, mais aussi d’Asie, d’Afrique ou d’Amérique. Par exemple, la source d’eau de la ville de Mexico est régulièrement touchée par des sécheresses. En conséquence, le gouvernement de la ville urbaine, qui compte plus de 21 millions d’habitants, a annoncé à la mi-2019 une suspension de l’approvisionnement en eau dans certains quartiers. Cependant, c’est une situation courante pour les plus de 200 000 personnes qui n’ont même pas de connexion au réseau hydraulique. Dans une ville qui souffre chaque année d’inondations et dont le réseau de canalisations fuit, la gestion de l’eau est la priorité.

L’eau dans les villes

Selon l’ONU, 55% de la population actuelle vit dans des villes ; d’ici 2050, ce chiffre augmentera d’environ 13%, et leur demande en eau augmentera de 40% d’ici 2030.

Pour relever les défis de la croissance urbaine et du changement climatique, les Nations unies ont proposées 17 objectifs internationaux que les pays se sont engagés à atteindre d’ici 2030. Ils sont appelés (SDGthe Sustainable Development Goals), et ils constituent un effort mondial pour améliorer les conditions sociales, environnementales et économiques.

Dans les SDG, l’objectif onze fait spécifiquement référence aux villes et communautés durables. Il est certain que, leur développement, comprend une vision de l’environnement, de l’efficacité énergétique, de la qualité de vie, de l’équité et de l’inclusion. En ce qui concerne l’objectif 11, l’un des principaux défis pour les urbanistes est water management celui des systèmes domestiques et de drainages.

Quelles actions résultent des statistiques ?

https://twitter.com/WorldResources/status/1158725718194475013?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1158725718194475013&ref_url=https%3A%2F%2Fwww.france24.com%2Fen%2F20190919-australia-day-zero-drought-water-climate-change-greta-thunberg-paris-accord-extinction-rebe

Plusieurs villes ayant des problèmes liés à l’eau

  • Le Cap (Afrique du Sud), qui est peut-être la première ville à manquer d’eau en raison de la sécheresse
  • Moscou (Russie), qui possède la plus grande réserve d’eau au monde – mais elle est polluée par les activités industrielles
  • Londres (Royaume-Uni), qui doit prélever de l’eau de la Tamise et de la rivière Lea ; ou
  • Tokyo (Japon), dont l’approvisionnement provient principalement de sources limitées telles que les rivières, les lacs et la fonte des neiges (US News)

Certaines de ces villes ont déjà commencées à prendre des mesures pour prévenir la crise de l’eau. Par exemple, le Isla Urbana project à Mexico, un système de collecte des eaux de pluie qui peut servir à une famille jusqu’à 8 mois. Le projet a débuté en 2009, avec pour objectif de donner accès à l’eau aux quartiers de Mexico qui souffrent de fréquentes interruptions d’approvisionnement. Depuis lors, ils ont installés 19 mille unités et ont collectés plus de 700 millions de litres d’eau de pluie, au bénéfice d’environ 114 milles personnes. (islaurbana.org/english/)

Un autre exemple est celui de Rotterdam qui, bien qu’elle ne connaisse pas de pénurie d’eau, a des problèmes d’inondation. En 2013, ils ont construit Benthempleinun “rainwater square” composé de trois esplanades qui se trouvent sous le niveau de la rue. Ainsi, la Benthemplein retient l’eau de pluie, l’empêchant d’inonder la zone urbaine et de surcharger les égouts. En outre, il fonctionne également comme un espace public les jours où il ne pleut pas.

Quoi d’autre peut résoudre les problèmes liés au stress hydrique en milieu urbain ?

Il est important de commencer à agir maintenant, par des stratégies, des politiques, des systèmes et des infrastructures qui contribuent à la préservation du liquide vital et de la qualité de vie. Tokyo, par exemple, investit dans son réseau de canalisations pour réduire les déchets ; aux États-Unis, des jardins d’eau ont été conçus, qui sont des espaces verts retenant la pluie accumulée dans les rues ou sur les toits et la filtrant dans le sol.

De multiples actions peuvent être menées, telles que des campagnes de sensibilisation dans les écoles ou les lieux publics, des incitations à réduire notre consommation d’eau, ou même la plantation d’arbres. Pour se faire une idée du sujet, il existe des outils comme le Climate Adaption App. En bref, il s’agit d’un catalogue de mesures d’adaptation au changement climatique qui peut être très utile pour les urbanistes, les concepteurs et la société également. En outre, nous pouvons également participer aux stratégies visant à faire face à la crise de l’eau en milieu urbain.

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