Dublin : Crise de logement? Occupons!

Irlande. Les logements inoccupés,  loyers élevés et marchands de sommeil poussent de plus en plus de gens à devenir sans-abri. Dublin est particulièrement touchée. Cet été, diverses initiatives populaires ont commencé à se défendre et à attirer l’attention sur la crise du logement. Le contexte d’un été d’occupations.

Wiliam Murphy, photographe de Dublin, a vécu en 1979 à San José en Californie, lorsqu’il s’est rendu pour un week-end à San Franscico  et qu’il a vu pour la première fois de sa vie de personnes sans-abris.

Un état choquant et inhabituel pour le photographe car en 1970, son pays de naissance, l’Irlande, garantissait aux gens un toit au-dessus de leur tête. Des nombreux de ses collègues vivaient à Cremlin, à Bellyfermon et à Cabra. Les HLM était en bon état et entretenu. Mais cela changat lorsque l’Etat avait cédé la construction et l’entretien des logements sociaux au secteur privé.

Portobello, Dublin 2, Richmondstreet South- Un quartier avec de nombreuses maisons en ruines. Certains d’entre eux sont occupés temporairement. La photo montre une cour où se trouvent des marchés alimentaires et où sont mises à disposition des murs pour des graffeurs. (Photo : William Murphy / CC BY-SA 2.0)

Après son retour à Dublin en 2007, il a commencé à remarquer le nombre croissant de personnes dormant au centre de la ville, devant les magasins. Dans son environnement professionnel, ses collègues de travail ne le croyaient pas ou prétendaient qu’ils soient que des toxicomanes. Mais depuis, le problème s’est aggravé à un tel point qu’il n’est plus possible d’ignorer le problème des sans-abris.

Grâce à son expérience à l’étranger, Murphy fait des parallèles avec la situation du logement entre San Franscico et Dublin. Selon lui, les deux villes ne sont pas abordables pour la majorité de la population.
L’une des raisons est que seuls les employés du secteur de la haute technologie peuvent s’offrir de nouveaux appartements.
Le problème actuel des sans-abri lui laisse un goût amer. D’autant plus qu’il y a 5 ans, il a lui-même été affecté par un paiement hypothécaire qu’il avait beaucoup de mal à rembourser. Avec son appareil photo, Murphy capture les rues du Dublin d’aujourd’hui.

Lorsque j’étais à Dublin au début du mois de juillet (2018), trois faits ont retenu mon attention : premièrement, les nombreux touristes et étudiants en langues qui ont mené une vie exubérante entre cours d’anglais et vie nocturne. D’autre part, le nombre élevé de sans-abri en contraste avec le nombre de maisons vides et barricadées.

Bâtiments vacants à perte de vue – Ardee Street, Dublin 8 (Photo par William Murphy / CC BY-SA 2.0)

 

Selon les enquêtes gouvernementales et caritatives de “Focus Ireland“, le nombre de sans-abri en Irlande en 2014 était d’un peu moins de 4.000, atteignant près de 10.000 quatre ans plus tard.
Les particuliers et les familles des locataires privés y sont le plus concernés. En octobre, 1 700 familles, dont 3 725 enfants, se sont rendues dans des logements d’urgence.

Mais le nombre de cas non signalés est probablement beaucoup plus élevé, car de nombreuses personnes sont recueillies par leurs amis et leur entourage ( – couchsurfing). Toutefois, ces personnes ne sont pas enregistrées dans les statistiques.

La crise du logement n’a cessé de s’aggraver depuis la crise économique de 2008. L’une des raisons en est la décision législative de réduire les fonds de logement social de 72% entre la crise de 2008 et 2014 et de compter sur les propriétaires privés. De ce fait,le budget est passé de 1,34 milliard à 390 millions.

Pas d’appartements en dépit des nombreuses maisons inoccupées

Action d’affichage des “Irish Housing Networks” (Photo par : Irish Housing Network)

“Honte à vous – cela pourrait être un abri

 

En 2015, le “Dublin Inquierer” a produit une première carte incomplète des bâtiments vides et enregistrât un nombre de 389 unités vides.

La vacance est facile à voir – entre les fenêtres barricadées, les façades délabrées et les hautes barrières. L’année suivante, lorsque la “Housing Agency” a publié un rapport sur les logements inoccupés à Dublin, 38.000 logements vides ont été répertoriés. Selon “The Guardian“, le nombre de logements inoccupés est tombé dès-lors à 30 000 d’ici 2018, mais le nombre de personnes sans domicile fixe a néanmoins augmenté.

Certaines citoyens concernés n’admettent pas leur défaite et commencent à faire valoir leurs plaintes avec des méthodes créatives. Issu des grasroot movements, l'”Irish Housing Network” (IHN), une association regroupant 14 initiatives locales qui prônent un logement abordable et vivable. Au cours de l’été, ils ont demandé que les logements non occupés dans toute l’Irlande soient signalés par des affiches jaunes. Sur fond jaune, la silhouette d’une famille sous un toit et le lettrage : “Honte à vous – cela pourrait être un abri“.

Le problème des immeubles vides, soit en état désastreux et depuis des années en attente de rénovation, soit inutilisés pour des raisons spéculatives, laisse monter les loyers à Dublin. Une ville lucratif pour les requins de l’immobilier qui laissent grimper les prix à l’aide des logements inoccupés. Le coût de la vie à Dublin en 2016 était à une position derrière Paris en comparaison avec les villes européennes les plus chères.

Des fournisseurs comme AirBnB enlèvent également l’espace de vie aux irlandais, puisque les propriétaires n’ont pas à respecter la loi classique sur les baux d’habitation et profitent d’une marge élevée. En tant que ville universitaire et d’écoles de langues,  Dublin est particulièrement touchée par cette situation. Mais les 1300 appartements de vacances et les 1100 chambres répertoriés par InsideAirBnB ne sont que la pointe de l’iceberg.

Dans les griffes des “Marchands de sommeil” irlandais

Les propriétaires particulièrement malveillants sont traités d’usurpateurs dans l’usage linguistique sous le terme de ” slumlords “. Il sont la version irlandaise des marchands de sommeil. Ces propriétaires louant des chambres de six à huit lits pour un montant pouvant atteigne 450 euros et plus par personne.Dortoirs de misère et localités non entretenus, les victimes sont surtout des personnes en situation précaire, qui n’ont pas la possibilité de se défendre.

Ceux qui se retrouvent dans une location aussi douteuse, voient rarement le registre de location prescrit par la loi. Dans ce document, les données personnelles du propriétaire doivent être notées, ainsi qu’une liste des prix des loyers précédents apparaissent. Il vise à protéger les locataires contre toute forme d’arbitraire, mais en l’absence d’une application rigoureuse, cette règle n’est pas respectée dans de nombreux cas. Les personnes concernées se trouvent dans un dilemme parce qu’elles dépendent du logement et n’ont pas toujours les moyens de faire valoir leurs droits.

Une petite enquête Twitter (non représentative) menée par le “Dublin Central Housing Action“, qui soutient les personnes ayant besoin d’un logement et appartient au mouvement “TBYCDUblin” (“Take Back Your City Dublin”), a révélé que 87% des 650 répondants n’avaient pas vu de registre de location :

Lutte contre la misère d’hébergement

Slumleaks“, un collectif de personnes affectées s’est réuni sous le thème : “Exposing Irish Slumlords” et rapporte régulièrement sur le harcèlement, les menaces de violence et les expulsions par des propriétaires peu scrupuleux. Le cas Paul Howard Tenant#1 donne un aperçu de la vie quotidienne de Paul Howard, un propriétaire sans scrupule :

Les six locataires du Mountjoy Square à Dublin se retrouvaient soudainement à la rue fin 2018 lorsqu’ils ont été expulsés de leur appartement, le 13 décembre. Le propriétaire avait changé la serrure de la porte d’entrée et avait mis tous leurs biens dans des sacs en plastique dans la rue. Auparavant, ils avaient intenté une action en justice contre leur propriétaire. L’état de l’appartement, avec une fenêtre cassée et des moisissures sur les murs, ainsi que l’augmentation arbitraire du loyer de 650 à 750 euros, était devenu insupportable. L’expulsion, ayant eu lieu en hiver, est classée illégale par le collectif “Slumleaks”.

C’est ainsi que l’une des personnes concernées de Mountjoy Square a raconté à Slumleaks : “Chaque mois, nous collectons ensemble notre loyer et Paul Howard ou un de ses amis vient le chercher – au total 4200 € en espèces. Parfois, il nous demande aussi d’apporter le loyer directement à sa laverie au 60, rue Talbot.”

 

La réponse de Dublin à la crise : #occupy

“Homes not Hostels – Action directe pour attirer l’attention sur la misère de logement. (Photo par : Opendemocracy)

Les militants des mouvements de base utilisent des méthodes d’action directe pour attirer l’attention sur le mécontentement. Les affiches et les campagnes de bannières, ainsi que la distribution de repas régulière et les occupations temporaires, sont des actions menées par des activistes déterminés. L’action directe, qui peut aussi être comprise comme synonyme de désobéissance civile, décrit les possibilités d’utiliser des approches pacifistes pour signaler les problèmes sociaux et initier des débats. Comme dans le cas de “Take Trinity Back”, une manifestation étudiante qui a éclaté en mars :

La direction du Trinity College avait l’intention d’introduire des frais supplémentaires de 450 euros pour repasser les examens. Les étudiants en réponse ont protestés et occupés la salle à manger historique pendant trois jours. Lorsque l’occupation a été dissoute, 1000 étudiants sont venus encourager leurs camarades. La direction de l’université a dû prendre une position conciliante et renonçât à son plan initiale.

L’occupation du bâtiment de l’université avait crée un effet domino… Le printemps était terminé, mais d’autres conflits ne tardaient pas à venir…

 

Le début d’un été d’occupations

Mai. A quelques blocs de Mountjoy Square : Les résidents de cinq maisons de Summerhill Parade 33-39, Dublin 1, sont expulsés de leurs chambres. Ces dernières, de majorité d’origine brésilienne, partageaient le logement avec une vingtaine d’autres personnes par maison mitoyenne, et n’ont pas été en mesure de nommer le propriétaire des maisons dans une interview avec le “Irish Times”. Les résidents ont été soutenus par diverses initiatives locales, dont le “Dublin Central Housing Action”, “Take back Trinity”, “Brazilian Left Front” et quatre autres mouvements locaux.

7 août – En signe de protestation, les groupes commencent à occuper la Summerhill Parade, 35 afin d’attirer l’attention sur les problèmes de logement locaux.

Depuis des mois, le “Dublin Central Housing Action” organise une campagne sur Facebook contre Pat’ODonnel et son fonds d’investissement, le “Co Ltd Retirement and Death Benefit Plan” – un fonds de pension de 67 participants. Début août, un porte-parole a déclaré au Irish Times que les ODonnels n’étaient pas propriétaires des propriétés de la Summerhill Parade. Cependant, à la mi-août, Pat’ODonnel a intenté une poursuite contre les occupants au nom de son fonds.

La vidéo annonce officiellement l’occupation. Dans une section, un activiste revendique le droit de préemption de la ville :

“Assez, c’est assez.
Pat O’Donnel ne devrait plus posséder ces maisons.
Augmentation des loyers, expulsions, mauvaises conditions de logement, personnes vivant dans des maisons surpeuplées sur des lits superposés, séjournant dans des foyers et des hôtels ou dans la rue. Nous entendons tous les jours de quelqu’un qui est affecté par ces circonstances.
Mais il n’y a pas de volonté politique réelle et significative pour s’attaquer à la crise du logement. Nous demandons que les propriétés de Pat’Odonnel à Summerhill Parade soient achetées par la ville et mises à la disposition de la population locale.”

 

17 août – Le tribunal a décidé en faveur de l’expulsion. Les paroles sont ignorées et dix jours plus tard, ils quittent le bâtiment en manifestation. Mais après 750 mètres et quelques virages plus loin, reprennent en possession une maison inoccupée depuis trois ans sur Frederick Street North 34, appartenant à une compagnie d’assurance.

25 août – A l’occasion de la visite du Pape François à Dublin, les militants proclament un “samedi d’action” où la maison est occupée que par des femmes et des enfants. Les activistes y voient un rappel à l’histoire car jusqu’à la fin du XXe siècle des parents isolés et leurs enfants ont dû faire du travail forcé dans les blanchisseries des Îles de la Madeleine. Un traumatisme populaire pour lequel l’État irlandais ne s’est excusé qu’en 2013 auprès de plus de 10 000 personnes.

Après 25 jours – l’expulsion

11 septembre – Deux semaines plus tôt, le tribunal avait de nouveau jugé en faveur des propriétaires, mais la maison restait occupée. De plus en plus de citoyens soutiennent la TBYCDublin. Lorsqu’un mardi soir vers 19 heures, une camionnette sans plaque d’immatriculation apparaît. Des personnes masquées sortent de la voiture et tentent d’entrer dans la maison. Ces ” garde-côtes privés ” sont ensuite remplacés par le Gardai, la police locale.

Cinq des militants sont amenés au poste de police de la Store Street. Selon le journal “Thejournal“, qui a rapporté en détail l’expulsion, jusqu’à 100 manifestants se sont rassemblés devant la maison. Plus tard, la manifestation s’est déplacée à l’extérieur du poste de police, après quoi trois des militants ont été libérés.

En solidarité avec TBYCDublin, des occupations ont eu lieu dans toute l’Irlande, par exemple à Waterford, où des militants ont squatté pendant 24 heures un bâtiment vide dans la ville. Un été touche à sa fin, mais la foi de résister reste vivante.

[L’article original a été écrit par Vincent. Traduction Charlotte. Contribution photo Wiliam Murphy.]

Dublin: No housing? Take it back!

Ireland. Vacancies, expensive rents and slumlords are driving more and more people into homelessness. Dublin is particularly affected. This summer, various grassroots initiatives began to defend themselves and draw attention to the housing crisis. The background to a summer of occupations.

Wiliam Murphy, photographer from Dublin, lived in San Jose, California, in 1979 when he visited San Franscico on a weekend and witnessed homelessness on the streets for the first time in his life.

For him – shocking and unusual, because in 1970 it was customary for the Irish state to guarantee people a roof over their heads. Many of his colleagues lived in Cremlin, Bellyfermon and Cabra. This was to change, however, when the state handed over the construction and maintenance of social housing to the private sector.

Portobello, Dublin 2, Richmondstreet South- An area with many decaying houses. Some of them are used temporarily. The picture shows a courtyard where food markets are held and outside walls are provided to graffiti sprayers. (Photo by: William Murphy / CC BY-SA 2.0)

After his return to Dublin in 2007 he began to notice the increasing number of people sleeping ruff in front of the shops in the city centre. Back then he fell on atears at his workplace because his colleagues either didn’t believe him or claimed they were drug addicts. But since then the problem has worsened to a point where it is no longer possible to talk down the problem of homelessness.
Thanks to his experience abroad, Murphy has found parallels with the housing situation between San Franscico and Dublin. Both being cities which aren’t affordable for the working-class.

The current homelessness problem leaves him with a bitter aftertaste. Especially since he himself was affected five years ago and had to fight to pay off his mortgage. Five years ago, when he himself was affected by mortgage payments on his apartment, the current situation touched him. Murphy archives the streets of today’s Dublin with his camera.

When I was in Dublin at the beginning of July last year, some situations caught my attention: On the one hand, the many tourists and language students who led an exuberant life between learning English and bar hopping. And on the other hand the high number of homeless and homeless people, who stood in contrast to the huge number of empty and barricaded houses.

Vacancy as far as the eye can see – Ardee Street, Dublin 8th (Photo by William Murphy / CC BY-SA 2.0)

 

 

According to the Focus Ireland charity and government surveys, the number of homeless people in Ireland in 2014 was just under 4,000, rising to almost 10,000 in four years. Individuals and families in private tenancies suffer. In October (2018), 1700 families, including 3725 children, went to emergency shelter.
But the number of unreported cases is probably much higher, as many people get caught up in their social network of friends and acquaintances ( – couch surfing). However, these cases are not recorded in the statistics.

The housing shortage has steadily worsened since the economic crisis in 2008. Among other things for the purpose of the legislative decision to cut funds for social housing between the crisis and 2014 by 72% and to bet on private landlords. As a result, the budget fell from 1.34 billion to 390 million euros.

No apartments despite rampant vacancies

In 2015, the Dublin Inquierer produced a first incomplete map of empty buildings. This already included a number of 389 units.

The vacancy is easy to see – between the barricaded windows, decaying facades and high barriers of these buildings. The following year, when the Housing Agency published a vacancy report for Dublin, 38,000 vacant properties were listed. Since then, according to TheGuardian, the number has fallen to 30,000 vacant properties by 2018. Yet the number of homeless people has increased which is why people have to sleep on the streets despite such a large amount of unused residential space.

However, the affected citizens do not admit defeat and begin to point out the grievance by creative methods. The Irish Housing Network (IHN), for example, called in the summer, for vacancies throughout Ireland to be marked with yellow posters. On a yellow background, the outline of a family under a roof is displayed and joined by the sentence: “Shame on you – this could be a home”.

The problem of vacant buildings, which are either in very poor condition and have been waiting for years for a new development or remain unused for speculative reasons, characterises the urban landscape. Dublin, with its high rents, is lucrative for real estate sharks, who are driven up by vacancies.

Providers such as AirBnB also take Irish housing away, as the owners, in addition to a high profit margin, do not have to adhere to the classic tenancy law. Dublin, as a university and language school city, is particularly affected. But the 1300 holiday apartments and 1100 rooms listed by InsideAirBnB are only the tip of the iceberg.

In the clutches of the Irish Slumlords.

Particularly bad landlords are known in linguistic usage as slumlords. They are the Irish version of the French “Marchands de sommeil”. These rental sharks rent rooms with six to eight beds for up to 450 Euros per capita. Mostly this concerns people in precarious situations who do not have the possibility to defend themselves. These overcrowded sleeping quarters are not maintained by the slumlords. Fire protection deficiencies and mould on the walls are part of their everyday lives.

Those who end up in such dubious tenancies rarely receive the prescribed rental book. In this the personal data of the owner must be noted, as well as a listing of the past rent prices show. It is intended to protect tenants from arbitrariness, but in the absence of rigorous implementation, this rule is disregarded in many cases. Those affected find themselves in a dilemma because they depend on accommodation and do not always have the means to assert their rights.

A small Twitter survey conducted by the Dublin Central Housing Action, which supports people in housing need and is part of the TBTC Dublin (“Take Back The City Dublin”) movement, found out that 87% of 650 respondents had not received a rental book:

Determined to face slumlords and rental sharks

Slumleaks a collective of affected people has come together under the motif: “Exposing Irish Slumlords” and reports regularly on harassment, threats of violence and expulsions by unscrupulous slumlords. The case Paul Howard Tenant#1 gives insights into the mundane life of the rental shark Paul Howard:

The six tenants at Mountjoy Square in Dublin 1 found themselves suddenly on the street at the end of last year when they found themselves expelled from their apartment on 13 December. The owner had changed the lock on the front door and put all their belongings in plastic bags on the street. Previously they had gone to court against their landlord. The state of the apartment, with a broken window and mold on the walls, as well a preceding arbitrary rent increase from 650 to 750 Euros, had become too much. The expulsion, which took place in winter, is considered illegal by Slumleaks.

So one of the affected people of Mountjoy Square told Slumleaks about the payment of the rent: “Every month we collect our rent and Paul Howard or one of his friends comes by to collect it – altogether 4200 € in cash..”

Dublins answer to the crisis

“Homes not Hostels” – Pointing on vacant buildings by Direct Action (Photo by: Opendemocracy)

The activists of the grassroots movements use direct action methods to draw attention to the deplorable conditions. Posters and banner campaigns, food distribution and temporary occupations belong to the activities of the militants. Direct action, which can also be understood as a synonym for civil disobedience, describes the possibilities of using pacifist approaches to point out social problems and initiate public debate. As in the case of “Take Trinity Back,” a student protest that broke out in March 2018:

The Trinity College board had intended to introduce additional costs of 450 euros for retaking exams. This was followed by students protesting and occupying the historic “Dinning Hall” for three days. When the occupation was dissolved, 1000 students came and cheered on their fellow students. The university management struck a conciliatory note and let go of his plan. The occupation of the university building represented the first breeze which would spread to the streets of Dublin. Spring was over, but things were already boiling at other places…

The begin of a summer of occupations

May. A few blocks from Mountjoy Square: The residents of five houses in Summerhill Parade 33-39, Dublin 1, were evicted from their rooms. These, who shared the accommodation with up to twenty other tenants per house and are to a large extent of Brazilian origin, were unable to name the owner of the houses in an interview with the Irish Times. The residents were supported by various grassroots initiatives including the Dublin Central Housing Action, Take back Trinity, Brazilian Left Front and four other local movements.

August 7th – In protest, the groups begin to occupy Summerhill Parade 35 and draw attention to the local housing problems.

For months now, the Dublin Central Housing Action has been organising a Facebook campaign against Pat’ODonnel. This and his investment fund, the “Co Ltd Retirement and Death Benefit Plan” – a pension fund of 67 members. At the beginning of August, a spokesman told the Irish Times that the O’Donnels did not own the properties in the Summerhill Parade. However, in mid-August, Pat’ODonnel filed a lawsuit against the occupiers on behalf of his pension fund.

In the video the squat is officially declared, one of the activists gives a speech about the situation of the people and demands a purchase right of the city on Pat O’Donnel’s house.

The words are not heard and ten days later the activists leave the building in a demonstration, marching with a banner: “Build homes, not profits”.

August 17 – The court decided to evict them. 750 metres and a few bends further, the activists from Take back the City (TBTCDublin) marched into a vacant house on Frederick Street North 34, owned by an insurance company and standing empty for three years.

25 August – On the occasion of Pope Francis’s visit to Dublin, activists proclaim a Saturday of action in which the house is occupied exclusively by women and children. The activists see this as a reminder of the fact that single parents and their pupils had to do forced labour in the Magdalenen laundries until the late 20th century. A national trauma for which the Irish state apologised to over 10,000 people as late as in 2013.

After 25 days – Facing the eviction

11 September – Two weeks earlier, the court had once again ruled in favour of the landlords, but the house remained occupied. More and more people are supporting TBTCDublin. Suddenly that Tuesday evening at about seven o’clock, a sprinter with no numberplate on the front appeared and masked persons emerged. The privat hired contractors tried to gain access to the house and only calmed down when the local police arrived and took over.

Five of the activists were brought to the police station on Store Street in a rabid manner. According to the newspaper Thejournal, which reported in detail about the eviction, up to 100 demonstrators gathered in front of the house. Later, the demonstration moved outside the police station, whereupon three of the activists were released. Nevertheless, the house project was ended.

In solidarity with TBTCDublin, squatting took place throughout Ireland, such as in Waterford, where activists held a 24-hour occupation of an empty building in the city.

 

Paris: Is it too expensive, are you too poor

Beautiful for tourists - Expensive for residents. Street crossing in the 17th arrondissement of Paris.

Paris – differences between income classes deepens. The newspaper Lemonde explored this question in an interview with sociologists Monique Pincon-Charlot and Michel Pincon. These two, close to the anti-capitalist left. are researching among other things the state of social and urban segregation.

Specially in Paris the population has changed drastically since 1954. Whereas 34.5 percent of the population were in middle or higher occupations at the time, this figure had risen to 71.4 percent by 2010. This is due on the one hand to the de-industrialization since 1962, the banlieues and the global importance of Paris as a financial sector.

Stacked housing for high earners – Building in the 17ème Arrondissement of Paris (Foto/ Urbanauth)

Rich and rich remain among themselves. In the “Beaux Quartiers” such as the 16th and 17th or suburbs such as Neuilly sur Seine, the wealthiest city in France, worlds of their own are formed and thus also a gap between the poor and the wealthy.

While Paris, as a cultural capital, offers its inhabitants many spectacles, exhibitions and places to go out, and is the first city in the index of cities with the best standards of living, the situation is different a few steps behind the motorway that separates the city from its agglomeration:

In Saint Denis, north of Paris, a couple earns on average 2154 € per month. Singles are doing best with an average of 1487 € and still live at the minimum.

The newspaper La Gazette des Communes looked into the question of the extent to which inequalities exist in the Greater Paris region and summarised them in a map. The Banlieues Argenteuil, Aulnay-sous-Bois, Montreuil and Saint Denis had a poverty rate of at least 20 percent at the end of 2015. Saint-Denis even exceeds the others with a rate of 35%. And that with a share of social buildings, that is around 33 percent.

These are in stark contrast to the areas in the west of Paris, like La Defense, where more than half of the municipalities fail to meet the statutory quota of 20-25 percent of social buildings. Instead, suburbs like Neuilly Sur Seine, with a 5% share, prefer to pay fines and maintain their homogeneity.

After Paris, the rest?

New developed area “Les Docks” in St. Ouen (93), a suburb of Paris, which becomes more and more interesting for investors. The 2024 Olympic Games and the opening of the new Porte de Clichy Palace of Justice contributing to it.

In the light of the Grand Paris and its expansion of the infrastructure, one has to wonder to what extent the suburbs will be gentrified. Even though some municipalities, especially in the north, have so far taken measures to maintain diversity among the population, many students from the middle class are now moving to the suburbs.

It is not without reason that the left-wing medium StreetVox is concerned about developments in the Seine Saint Denis in the shadow of the 2024 Olympic Games. For example, commercial buildings, housing for students and migrant workers were destroyed. While the companies and students moved, this is not the case for the housing of the migrant workers. This, which had housed foreign workers since 1972, was replaced by a social building. But also the magnetic attraction of the Olympic Games on investors is a key question. We reported previously on JPMorgan and its AdvancingCities initiative.

The Olympic Village, which will accommodate a large number of Olympians with 17,000 beds, will later be converted into 22,000 apartments, 900 student accommodations and 100,000m² of commercial space. The newly created apartments will be marketed as condominiums with standing and will probably not be affordable for the average population of the Seine Saint Denis.

Paris: Ist sie zu teuer, bist du zu arm

Schön für Touristen - Teuer für Bewohner. Straßenkreuzung im 17. Arrondissement von Paris.

Paris  – reich und reich gesellt sich gern? Dieser Frage ging die Zeitung Lemonde in einem Interview mit den Soziologen Monique Pincon-Charlot und Michel Pincon nach. Dem politischen Spektrum der antikapitalistischen Linken zuordenbar, beschäftigen diese sich mit sozialer und urbaner Segregation.

Die Bevölkerungsschicht hat sich seit 1954 drastisch verändert. Waren es damals noch 34,5 Prozent der Bürger in mittleren oder höheren Berufen, so sind es in 2010 schon 71,4 Prozent gewesen. Dies liegt zum einen an der Entindustrialisierung seit 1962, den Banlieues und der globalen Bedeutung Paris als Finanzsektor.

Gestapeltes Wohnen für Gutverdiener – Gebäude im 17. Arrondissement von Paris, Frankreich. (Foto/ Urbanauth)

Reich und Reich bleibt unter sich. In den “Beaux Quartiers” wie dem 16. und 17. oder Vororten wie Neuilly sur Seine, der reichsten Stadt Frankreichs, bilden sich eigene Welten und damit auch ein Graben zwischen den Armen und Betuchten.

Während Paris als kulturelle Hauptstadt seinen Bewohnern viele Spektakel, Ausstellungen und Ausgehmöglichkeiten bietet und im Index der Städte mit den besten Lebensstandards an erster Stelle fungiert, sieht dies ein paar Schritte hinter dem Périphérique schon anders aus:

In Saint Denis, nördlich von Paris, verdient ein Pärchen durchschnittlich 2154 € im Monat. Singles schneiden dabei mit 1487 € am besten ab und leben dennoch am Minimum.

Die Zeitung La Gazette des Communes ging der Frage nach, inwiefern Ungleichheiten im Großraum des Grand-Paris existieren und fasste diese in einer Karte zusammen. In den Banlieues Argenteuil, Aulnay-sous-Bois, Montreuil und Saint Denis herrschte Ende 2015 eine Armutsquote von mindestens 20 Prozent. Saint-Denis vor allen Anderen an der Spitze mit einer Quote von 35%. Der Anteil an Sozialbauten liegt dort bei ungefähr 33 Prozent.

Diese stehen in einem krassen Gegensatz zu den Gebieten im Westen von La Defense, in der mehr als die Hälfte der Kommunen die gesetzlich vorgeschriebenen Quoten von 20-25 Prozent Sozialbauten nicht einhalten. Stattdessen ziehen es Vororte wie Neuilly Sur Seine mit einem Anteil von 5% lieber vor, Strafen zu zahlen und ihre Homogenität zu bewahren.

Nach Paris die Banlieues?

Neubaugebiet "Les Docks" in St. Ouen (93), einer Banlieue von Paris, welche immer interessanter für Investoren wird. Die Olympischen Spiele 2024 und der eröffnete neue Justizpalast - Porte de Clichy tragen dazu bei.
Neubaugebiet “Les Docks” in St. Ouen (93), einer Banlieue von Paris, welche immer interessanter für Investoren wird. Die Olympischen Spiele 2024 und der eröffnete neue Justizpalast Porte de Clichy tragen dazu bei. (Foto/ Urbanauth)

Im Hinblick auf das Grand-Paris und dessen Ausbau der Infrastruktur fragt man sich, inwiefern die Banlieues gentrifiziert werden. Auch wenn bisher einige Kommunen, vor allem im Norden, Maßnahmen ergriffen haben, um eine Diversität in der Bevölkerung zu erhalten, zieht es inzwischen viele Studierte aus der mittleren Schicht in die Vororte.

Nicht umsonst zeigt sich das linke Medium StreetVox besorgt über die Entwicklungen in der Seine Saint Denis im Schatten der Olympischen Spiele 2024. So wurden zum Beispiel Geschäftsgebäude, eine Unterkunft für Studierende sowie für Binnenarbeiter zerstört. Während die Firmen und Studenten umzogen, ist dies nicht der Fall für die Binnen-Arbeiterunterkunft. Diese welche seit 1972 ausländische Arbeitskräfte beherbergte, wird durch einen Sozialbau ersetzt. Doch auch die magnetische Anziehungskraft der Olympischen Spiele auf Investoren ist eine entscheidende Frage. Wir berichteten über JPMorgan und seiner Initiative AdvancingCities.

So soll das Olympische Dorf, welches mit 17.000 Betten eine Großzahl der Olympiaten beherbergen wird, später in 22.000 Wohnungen, 900 Studentenunterkünfte und 100.000m² kommerzielle Flächen umgewandelt werden. Die neu geschaffenen Wohnungen werden dabei als Eigentumswohnungen mit Standing vermarktet und wohl für die durchschnittliche Bevölkerung der Seine Saint Denis nicht bezahlbar sein.

Berlin: Deutsche Wohnen und Co enteignen

Wird in Berlin gerade verfassungsrechtliche Geschichte geschrieben?

Aus einem halben Dutzend Initiativen gegen steigende Mieten hat sich eine Gruppe von Aktivisten gebildet, die mit einer Volksinitiative die Aktiengesellschaft Deutsche Wohnen enteignen will. Immerhin handelt es sich dabei um den grössten städtischen Wohnungseigentümer. Dabei ist der erste Verfahrensschritt, das Sammeln von 20’000 Unterschriften, noch nicht getan. Damit soll aber aufgrund der grossen Sammelhelfernachfrage früher als geplant, nämlich bereits am 6. April 2019 begonnen werden. Schon jetzt erfährt die Initiative von allen Seiten Beachtung.

Die Initiative kommt nicht von ungefähr. Mieterhöhungen und Sanierungsankündigungen überschwemmten in den letzten Jahren die Viertel. Linke Volkswirte sehen im Verhalten der Deutsche Wohnen eine perfide Taktik: Die Immobilien würden absichtlich heruntergewirtschaftet, um eine grundlegende Sanierung herbeizuführen, deren Kosten im Gegensatz zu Aufwendungen für Instandhaltung, durch Mieterhöhungen auf den Mieter abgewälzt werden können.

Kann das Grundgesetz helfen?

Noch mal gut gegangen. Berlin übt sein Vorverkaufsrecht an der Karl-Marx Allee aus. (Symbolbild: borisindublin / CC BY NC-ND 2.0)

Der Kopf hinter der Initiative: Rouzbeh Taheri. Als 14-Jähriger floh er aus dem Iran nach West-Berlin. Er hat sich alles selbst aufgebaut. Heute werden ihm Jobs in Politik und Verwaltung angeboten. Doch aus der Linken trat er aus, als diese in Koalition mit der SPD die Privatisierung kommunalen Eigentums vorantrieb. Bis heute bleibt er seinen Prinzipien treu: Strom, Wasser, Bildung, Gesundheit – und Wohnen, das alles soll für jeden Menschen verfügbar sein. So extrem die Forderungen auch klingen, es geht dabei um alltägliche Bedürfnisse. Dafür möchte sich das Initiativkomitee von Deutsche Wohnen enteignen auf den Artikel 15 des Grundgesetzes um Eigentum berufen – der seit der Gründung der Bundesrepublik noch nie angewandt wurde.

Das habe durchaus seine Gründe, meint Karlheinz Knauthe, ein Topanwalt der Berliner Immobilienwirtschaft. Eine Enteignung würde erst dann in die Wege geleitet, wenn zuvor alle anderen Mittel gescheitert wären. Dazu gehört beispielsweise eine Verschärfung der Mietgesetze, andernfalls kann auch verwaltungs- oder strafrechtlich gegen die Marktauswüchse vorgegangen werden. Er ist sich sicher, dass die von der Initiative geforderte sogenannte “Vergesellschaftung” nicht zustande kommt. Und wenn doch, dann müsse das Land Berlin die Wohnungen zum Marktwert kaufen. Völlig überteuert, und ein guter Zuschuss in die Kasse der Deutsche Wohnen.

Dabei haben die InitiantInnen mithilfe von Juristen einen Gesetzesentwurf erarbeitet, der auf den ersten Blick alle Kriterien erfüllt. Zwar beziehen sie sich auf den Artikel 15, doch läuft ohne den Artikel 14 über die Entschädigungsregelung nichts.  Die Entschädigung soll per Gesetz geregelt werden. Zusätzlich soll eine Anstalt öffentlichen Rechts (AöR) gegründet werden, deren Ziel es ist, “die Versorgung der Stadtbevölkerung mit Wohnraum zu leistbaren Mieten” zu gewährleisten.

Trubel in der Politik

Zwischen öffentlichen Interessen und privater Wirtschaftsmacht: Der  Berliner Senat. Die rot-rot-grüne Regierung steht unter Druck wie noch nie, und das aus gutem Grund. Die Deutsche Wohnen besitzt 100’000 Wohnungen in Berlin, jeder einzelne Mieter ist eine potenzielle Stimme für die Initiative. Mittlerweile wird die Verstaatlichung von privaten Immobilien von allen Koalitionsparteien des Senats unterstützt. Nicht nur die Deutsche Wohnen, sondern auch andere private Immobilienkonzerne wie Vonovia sollen enteignet werden – das wäre den Initianten recht, da sie ohnehin die Enteignung der fünf grössten Berliner Wohnungsunternehmen anstreben. Der Vorstand der Charlottenburger Baugenossenschaft, Dirk Enzesberger, sieht in der Debatte eine Gefahr für die bestehende Wirtschaftsordnung und den Wohlstand der Republik. Nach seiner Einschätzung agiere die Deutsche Wohnen nach Recht und Gesetz, und eine Verstaatlichung privaten Eigentums würde einen tiefen Eingriff in die Grundrechte bedeuten. Auch David Eberhart, Sprecher beim Verband Berlin-Brandenburgischer Wohnungsunternehmen, sieht das Problem aus einem ganz anderen Blickwinkel: Bei der grossen Nachfrage und dem geringen Angebot nämlich, welchem man nur mit bauen und nochmals bauen entgegenwirken könne.

Ist das ein Zufall? Vonovia verkauft alle ihre Aktien von Deutsche Wohnen.

Aus wirtschaftlicher Sicht wären Enteignungen ein Faktor, der dazu führen könnte, dass private Bauherren sich ein angenehmeres Pflaster als Berlin suchen. “Eine ernsthafte Gefahr für die weitere Entwicklung der Stadt”, meint Beatrice Kramm, Präsidentin der Industrie- und Handelskammer.

Rouzbeh Taheri und seine unzähligen MitstreiterInnen wirken jedoch nicht, als ob sie demnächst locker liessen. Es ist ihnen ernst, weil es sich um ein Thema handelt, wo es den Betroffenen buchstäblich an die Substanz geht. Unterstützt werden sie von bereits bestehenden Mietergemeinschaften wie “Kotti & Co” oder “NKZ”, welche mit Protesten die Rekommunalisierung der etwa 300 Wohnungen im “Neuen Kreuzberger Zentrum” herbeiführten.

 

Berlin: Controversy around Germanys rent brake

Almost aesthetic: construction cranes during the blue hour (Photo by emcanicepic /pixabay licence)

Average earners in German cities have to leave a lot of money on the table to buy a new apartment – the rental price brake introduced in June 2015 has even increased the increase in this segment.

A study commissioned by the ARD magazine Panorama by the real estate market specialist empirica-systeme revealed unpleasant figures. Many households would have to spend more than 27% of their net income on rent, which is considered problematic by experts. The lower the income, the less money is left for other living expenses. In 64 German cities, residents with an average income cannot avoid paying more than 27%. This applies above all to smaller cities such as Schwerin, Erfurt and Rosenheim. In Berlin, on the other hand, the so-called rent burden rate is an incredible 41.3%.

The high prices can be explained on the one hand by increasing land prices and strong demand in cities, but on the other hand also by rising construction costs. As many building regulations in the areas of fire protection, noise protection and insulation have tightened since 2005, prices have risen by 33% during this period, according to the German Institute for Economic Research (DIW).

A measure criticised for inefficiency 

Building in the east of Berlin.

What concrete action has been taken against this? According to former commissioner Dietmar Walberg, the commission set up by the federal government in 2014 to reduce construction costs would have drawn up important proposals, but these were not implemented. The rent brake would also contribute little to improving the situation, according to the Association of Towns and Municipalities. This was introduced by the coalition in the last legislative period and tightened at the beginning of the year. Urban planning expert Norbert Portz sees no quantifiable improvement, and would not be opposed to abolition. The rent brake would only cure the symptoms of dilapidated housing construction and would not provide a viable solution. Instead, the federal government would have to assume more responsibility in social housing construction. It would be best for the municipalities to build themselves – which they are not doing at the moment, as land is available but private owners do not want to sell it. In Addition, jobs are to be transferred to the countryside, for example through digitisation – and thus give people a reason to move out of the city.

Who will benefit from the rent brake? Study author Claus Michelsen states that “the average development of rents is slowing down”. However, this is in the order of only 2 to 4%, and has no influence on the segment of new buildings – these are not subject to the rent brake. According to a DIW expert, this is a good thing, because otherwise the residential construction sector could be stalled.

Previously, the Federal Ministry of Justice had already investigated 91 cases, most of which took place in Berlin, where tenants successfully applied the brake in three quarters of the cases – resulting in average repayments of EUR 167 per month.

In seven federal states the rent brake does not apply at all. Although the states have the right to have the rent brake applied in areas with a tight housing market, the necessary legal ordinances may only be issued until 31 December 2020. There is still room for improvement, as Justice Minister Katarina Barley (SPD) says. In spring 2019 she plans to present a bill to extend the scheme by 5 years. The rent index is to be corrected by the fact that the leases of the last six (instead of the past four) years represent the local custom. She is satisfied with the effect already achieved, even if she admits that the rent brake alone cannot heal the market.

In the following interview she talks about the tightening of the rent brake, what else it contains and what should be improved:

The coalition partner CDU/CSU takes a critical view of the restriction of rent increase possibilities associated with the rent brake: “Interest in investments in the housing market could suffer as a result.

In any case, the rent problem cannot be denied: The fact that the popular initiative “Expropriate German Housing” is falling on fertile ground even before 20,000 signatures have been reached in Berlin is putting the Senate under pressure.

This article is a translation from the original “Berlin Umstrittene Mietpreisbremse“, which was written by Anna M .

Berlin : La controverse du plafonnement des loyers

Dans les villes allemandes, le travailleur moyen doit dépenser beaucoup d’argent pour un nouvel appartement – l’encadrement des prix de location introduit en juin 2015 a même intensifié la hausse dans ce segment.

Une étude commandée par le magazine Panorama de l’ARD par un spécialiste du marché immobilier empirica-systeme a révélé des chiffres peu attrayants. En effet, de nombreux ménages devraient consacrer plus de 27 % de leur revenu net au loyer, ce qui est considéré comme problématique par les experts. Plus le revenu est faible, moins il reste d’argent pour les autres frais de subsistance. Dans 64 villes allemandes, les habitants à revenu moyen ne peuvent éviter de payer plus de 27%. Cela vaut surtout pour les petites villes comme Schwerin, Erfurt et Rosenheim. En revanche, à Berlin, le taux dit de la charge locative s’élève à 41,3 %.

Les prix élevés s’expliquent d’une part par l’augmentation du prix des terrains et la forte demande dans les villes, mais aussi par les coûts de construction élevés. Comme de nombreux règlements de construction dans les domaines de la protection contre l’incendie, de l’isolation acoustique et de l’isolation ont été resserrés depuis 2005, les prix ont augmenté de 33 % au cours de cette période, selon l’Institut allemand pour la recherche économique (DIW).

Une mesure critiqué pour son inefficacité

Architecture soviétique dans l’Ouest de Berlin près du quartier Friedrichshain / Lichtenberg.

Quelles mesures concrètes ont été prises à cet égard ? Selon l’ancien commissaire Dietmar Walberg, la commission créée par le gouvernement fédéral en 2014 pour réduire les coûts de construction aurait élaboré des propositions importantes, mais elles n’ont pas été mises en œuvre. Selon l’Association des villes et municipalités, l’encadrement au loyer ne contribuerait guère à améliorer la situation. Celui a été introduit par la coalition au cours de la dernière législature et renforcé au début de l’année.

L’expert en urbanisme Norbert Portz ne voit pas d’amélioration quantifiable, et ne voyait pas d’inconvénient à sa suppression. Cette mesure ne ferait que guérir les symptômes de la situation de mauvaise condition dans la construction de logements et ne constituerait pas une solution viable. Au lieu de cela, le gouvernement fédéral devrait assumer davantage de responsabilités dans la construction de logements sociaux. Il vaudrait mieux que les municipalités construisent elles-mêmes – ce qu’elles ne font pas pour le moment, car les terrains sont disponibles mais les propriétaires privés ne veulent pas les vendre. En outre, l’emploi devrait être délocalisés à la campagne, par exemple par le biais de la numérisation, ce qui donnera aux gens une raison de quitter les grandes villes.

Qui bénéficiera de l’encadrement des loyers ? Claus Michelsen, auteur de l’étude, déclare que “l’évolution moyenne des loyers ralentit”. Il s’agit toutefois d’un ordre de grandeur de 2 à 4 % seulement, qui n’a aucune influence sur le segment des nouveaux bâtiments – ceux-ci ne sont pas soumis au frein du loyer. Selon un expert de DIW, c’est une bonne chose, car sinon le secteur de la construction résidentielle pourrait être bloqué.

Auparavant, le ministère fédéral de la Justice avait déjà enquêté sur 91 affaires, dont la plupart ont eu lieu à Berlin, où les locataires ont réussi à serrer l’encadrement des loyers dans trois quarts des cas, ce qui représente un remboursement moyen de 167 euros par mois.

Dans sept provinces, l’encadrement du loyer ne s’applique pas du tout. Bien que les pays aient le droit d’appliquer l’encadrement au loyer dans les zones où le marché du logement est tendu, les réglementations légales nécessaires ne peuvent être décrétées que jusqu’au 31 décembre 2020. Il y a encore place à l’amélioration, comme le dit la ministre de la Justice Katarina Barley (SPD). Au printemps 2019, elle a l’intention de présenter un projet de loi visant à proroger le dispositif pour une durée de 5 ans. L’aperçu locatif doit être corrigé en représentant la norme locale dans les contrats de location des six dernières années (au lieu des quatre dernières). Elle était satisfaite de l’effet déjà obtenu, même si elle admettait que l’encadrement du loyer ne pouvait à lui seul guérir le marché.

Dans l’interview téléphonique qui suit, elle parle du resserrement du frein au loyer, de ce qu’il contient d’autre et de ce qui devrait être amélioré :

Le partenaire de la coalition CDU/CSU se montre critique à l’égard des restrictions à l’augmentation des loyers liées a l’encadrement sur les loyers : “L’intérêt pour les investissements dans le marché du logement pourrait en souffrir.

En tout état de cause, le problème du loyer ne peut être nié : Le fait que l’initiative populaire “Exproprié la Deutsche Wohnen” tombe sur un terrain fertile avant même que 20.000 signatures aient été obtenues à Berlin met le Sénat sous pression.

Cet article a été tiré de l’original de Anna M apparu sous le titre “Berlin umstrittene Preisbremse

 

Berlin: Umstrittene Mietpreisbremse

Für eine Neubauwohnung müssen Durchschnittsverdiener in deutschen Städten viel Geld liegen lassen – die im Juni 2015 eingeführte Mietpreisbremse hat einen Anstieg in diesem Segment sogar verstärkt.

Eine Untersuchung im Auftrag des ARD-Magazins Panorama des Immobilienmarktspezialisten empirica-systeme ergab unschöne Zahlen. Viele Haushalte müssten mehr als 27% ihres Nettoeinkommens für die Miete aufbringen, was unter Experten als problematisch gilt.  Je kleiner das Einkommen, desto weniger Geld ist für den sonstigen Lebensaufwand übrig. In 64 deutschen Städten kommen Einwohner mit Durchschnittseinkommen nicht darum herum, mehr als 27% zu zahlen. Dies betrifft vor allem kleinere Städte wie Schwerin, Erfurt und Rosenheim. In Berlin hingegen liegt die sogenannte Mietbelastungsquote bei unglaublichen 41,3%.

Die hohen Preise lassen sich einerseits aus gestiegenen Bodenpreisen und hoher Nachfrage in Städten, andererseits aber auch durch hohe Baukosten erklären. Da sich seit 2005 viele Bauvorschriften aus den Bereichen Brandschutz, Schallschutz oder auch Dämmen verschärft haben, stiegen die Preise in dieser Zeit um 33%, so das Deutsche Institut für Wirtschaftsforschung (DIW).

Was wurde nun konkret dagegen unternommen? Die 2014 von der Bundesregierung eingesetzte Kommission zur Senkung der Baukosten hätte zwar wichtige Vorschläge ausgearbeitet, welche aber nicht umgesetzt wurden, so ehemaliges Kommissionsmitglied Dietmar Walberg. Auch die Mietpreisbremse würde laut Städte- und Gemeindebund wenig zur Besserung der Situation beitragen. Diese wurde von der Koalition in der vergangenen Legislaturperiode eingeführt, und zu Jahresbeginn verschärft. Städtebauexperte Norbert Portz sieht keine quantifizierbare Verbesserung, und wäre nicht gegen eine Abschaffung. Die Mietpreisbremse würde lediglich die Symptome eines maroden Wohnungsbaus kurieren, und keine brauchbare Lösung bereithalten. Stattdessen müsste der Bund mehr Verantwortung im sozialen Wohnungsbau übernehmen. Am besten würden die Kommunen selbst bauen – was sie momentan nicht tun, da zwar Land vorhanden ist, private Besitzer aber nicht verkaufen wollen. Zusätzlich sollen Arbeitsplätze, zum Beispiel durch Digitalisierung aufs Land verlegt werden – und so den Menschen einen Grund geben, aus der Stadt wegzuziehen.

Maßnahmen unter Kritik

Sowjetische Architektur in Osten von Berlin. Friedrichshain / Lichtenberg

Wem bringt die Mietpreisbremse etwas? Studienautor Claus Michelsen konstatiert, “die durchschnittliche Mietentwicklung wird gebremst”. Dabei handelt es sich aber um eine Grössenordnung von lediglich 2 bis 4%, und hat keinen Einfluss auf das Segment der Neubauten – denn diese unterliegen nicht der Mietpreisbremse. Laut einem DIW-Experten sei das gut so, denn ansonsten drohe ein Abwürgen der Wohnungsbaukonjunktur.

Zuvor untersuchte das Bundesjustizministerium bereits 91 Fälle, die sich zumeist in Berlin abspielten, wo sich Mieter in drei Viertel der Fälle erfolgreich auf die Bremse beriefen – und so zu Rückzahlungen im Durchschnitt von 167 Euro pro Monat kamen.

In sieben Bundesländern gilt die Mietpreisbremse gar nicht. Zwar haben die Länder das Recht, in Gebieten mit engem Wohnungsmarkt die Mietpreisbremse greifen zu lassen, doch die dazu nötigen Rechtsverordnungen dürfen nur noch bis zum 31. Dezember 2020 erlassen werden. Es besteht noch Luft nach oben, wie Justizministerin Katarina Barley (SPD) sagt. Im Frühjahr 2019 will sie einen Gesetzesentwurf zur Verlängerung des Instruments um 5 Jahre vorlegen. Der Mietspiegel soll korrigiert werden, indem die Mietverträge der letzten sechs (anstatt der bisher vier) Jahre das Ortsübliche abbilden. Sie sei zufrieden mit dem bereits erreichten Effekt, auch wenn sie einräumt, dass die Mietpreisbremse allein den Markt nicht heilen könne.  

In folgendem Telefoninterview spricht sie von der Verschärfung der Mietpreisbremse, was diese sonst noch alles beinhaltet und was besser werden soll:

Die mit der Mietpreisbremse einhergehende Einschränkung der Mieterhöhungsmöglichkeiten sieht der Koalitionspartner CDU/CSU kritisch: Das Interesse an Investitionen im Wohnungsmarkt könne darunter leiden.

Auf jeden Fall lässt sich das Mietpreis-Problem nicht verleugnen: Dass die Volksinitiative “Deutsche Wohnen enteignen” bereits vor dem Erreichen von 20’000 Unterschriften in Berlin auf fruchtbaren Boden fällt, setzt den Senat unter Druck.

 

Dublin: Gegen Mietenwahnsinn und Immobilienhaie: Besetzen!

Irland. Leerstand, teure Mieten und Slumlords treiben immer mehr Menschen in die Wohnungslosigkeit. Vor allem Dublin ist betroffen. Diesen Sommer begannen verschiedene Graswurzel-Initiativen sich zu wehren und auf die Missstände hinzuweisen. Der Hintergrund zu einem Sommer der Hausbesetzungen:

Wiliam Murphy, Fotograf aus Dublin, lebte 1979 in San Jose, Kalifornien, als er an einem Wochenende San Franscico besuchte und zum ersten Mal in seinem Leben, Obdachlosigkeit auf den Straßen erlebte.

Für Ihn – schockierend und ungewöhnlich, denn 1970 war es in Irland üblich, dass der irische Staat Menschen ein Dach über den Kopf gewährleistete. Viele Kollegen von ihm lebten in Cremlin, Bellyfermon und Cabra. Dies sollte sich jedoch ändern, als der Staat den Bau und die Instandhaltung von Sozialwohnungen an den privaten Sektor abgab.

Portobello, Dublin 2, Richmondstreet South- Eine Gegend mit vielen verfallenden Häusern. Manche von Ihnen werden vorübergehend genutzt. Im Bild ein Hof in dem Foodmarkets veranstaltet  sowie Außenwände Graffiti-Sprühern zur Verfügung gestellt werden. (Photo by: William Murphy / CC BY-SA 2.0)

Nach seiner Rückkehr nach Dublin begann ihm ab 2007 die steigende Zahl Menschen, welche im Zentrum vor der Ladenzeilen schliefen, aufzufallen. In seinem professionellen Umfeld stieß er dabei auf taube Ohren, da ihm seine Arbeitskollegen entweder nicht glaubten, oder behaupteten es wären Drogensüchtige. Doch seitdem hat sich das Problem verschärft, bis hin zu einem Stand, an dem es nicht mehr möglich ist das Problem der Obdachlosigkeit herunter zureden.
Dank seiner Auslandserfahrung stellt Murphy Parallelen zur Wohnsituation zwischen San Franscico und Dublin fest. Denn beide Städte seien seiner
Meinung nach für normale Menschen nicht erschwinglich. Unter anderem da sich nur Angestellte der Hightech-Sparte Neubauwohungen leisten können.
Das derzeitige Obdachlosigkeitsproblem hinterlässt bei ihm einen bitteren Nachgeschmack. Vor allem da er vor fünf Jahren selbst von einer Hypothekenzahlung betroffen war und kämpfen musste, seine Schulden abzuzbezahlen. Murphy archiviert mit seiner Kamera die Straßen des heutigen Dublins.

Als ich Anfang Juli diesen Jahres in Dublin war, erfassten drei Sachstände meine Aufmerksamkeit: Zum Einen die vielen Touristen und Sprachstudenten, welches ein ausgelassenes Leben, zwischen Englisch-Lernen und Bar Hopping führten. Und zum Anderen die hohe Zahl an Obdach- und Wohnungslosen, welche in einem Gegensatz zur riesigen Anzahl, leerstehender und verbarrikadierter Häuser standen.

 

Leerstand soweit das Auge reicht – Ardee Street, Dublin 8. (Photo by William Murphy / CC BY-SA 2.0)

Laut der Wohltätigkeitsorganisation Focus Irland sowie staatlichen Erhebungen, lag 2014 die Zahl der Obdachlosen Menschen in Irland knapp unter 4.000. So stieg sie innerhalb von vier Jahren auf fast 10.000 an. Betroffen sind Einzelpersonen und Familien in privaten Mietverhältnissen.  Im Oktober suchten 1700 Familien eine Notunterkunft auf, darunter 3725 Kinder.

Doch die Dunkelziffer liegt sehr wahrscheinlich wesentlich höher, da viele Personen durch das soziale Netzwerk von Freunden und Bekannten aufgefangen werden ( – Couch surfing). Diese werden jedoch nicht in den Statistiken erfasst.

Die Wohnungsnot hat sich seit der Wirtschaftskrise in 2008 stetig verschlimmert. Unter anderem zwecks der legislativen Entscheidung Gelder für  Sozialwohnungen zwischen der Krise und 2014, um 72 % zu kürzen und auf Private Vermieter zu setzen. So fiel das Budget von 1,34 Milliarden auf 390 Millionen.

Keine Wohnungen trotz grassierendem Leerstand

Poster-Aktion des Irish Housing Networks (Photo by: Irish Housing Network)

2015 erstellte der Dublin Inquierer eine erste unvollständige Karte leerstehender Gebäude. Diese weist bereits eine Anzahl von 389 vermerkten Einheiten auf.

Der Leerstand ist leicht zu erkennen – zwischen  den verbarrikadierten Fenstern, verfallenden Fassaden und hohen Absperrungen. Als im darauf folgendem Jahr die Housing Agency einen Bericht zum Leerstand veröffentlichte, in dem für Dublin 38.000 leerstehende Objekte verzeichnet waren. Seitdem verringerte sich die Zahl dem TheGuardian zufolge auf 30.000 leerstehende Objekte für 2018. Dennoch wuchs die Obdachlosenszahl

Doch die betroffenen Bürger geben sich nicht geschlagen und beginnen mit kreativen Methoden auf den Missstand hinzuweisen. So zum Beispiel das Irish Housing Network (IHN), einem Dachverein von 14 Graswurzel-Initiativen welche sich für bezahlbaren und lebenswürdigen Wohnraum einsetzen. Im Sommer riefen sie dazu auf, in ganz Irland Leerstand mit gelben Plakaten zu markieren. Auf gelbem Hintergrund darauf zu sehen, die Umrisse einer Familie unter einem Dach und dem Schriftzug: “Schande über dich – Dies könnte ein Zuhause sein”.

Das Problem der leerstehenden Gebäude, welche entweder in einem sehr schlechtem Zustand sind und seit Jahren auf eine Neuentwicklung warten oder aus spekulativen Gründen ungenutzt bleiben, prägen die städtische Landschaft. Dublin mit seinen hohen Mieten ist lukrativ für Immobilienhaie, welche durch den Leerstand die Preise in die Höhe treiben lassen.

Anbieter wie AirBnB nehmen ebenso den Iren Wohnraum weg, da sich die Eigentümer neben einer hohen Gewinnspanne, nicht an das klassische Mietrecht halten müssen.  Vor allem Dublin, als Universitäts – und Sprachschulenstadt ist davon betroffen. Doch die von InsideAirBnB gelisteten 1300 Ferienwohnungen sowie 1100 Zimmer sind nur die Spitze des Eisberges.

In den Fängen der irischen “Marchands de sommeil”

Besonders schlimme Landlords sind im Sprachgebrauch unter dem Begriff Slumlords verpöhnt. Sie sind die irische Version der französischen “Marchands de sommeil” (Schlaf-Händler). Diese Miethaie vermieten Zimmer mit sechs bis acht Betten für bis zu 450  Euros  pro Kopf. Meistens betrifft dies Menschen in prekären Situationen, welche nicht die Möglichkeit besitzen, sich zu wehren. Diese überfüllten Schlaf-Unterkünfte werden nicht von den Slumlords instand gehalten. Brandschutzmängel und Schimmel an den Wänden gehören zum Alltag.

Wer in solch einem dubiosen  Mietverhältnis landet, bekommt selten das vorgeschriebene Mietbuch ausgehändigt. In diesem müssen die Personalien des Eigentümers vermerkt sein, sowie eine Auflistung der vergangenen Mietpreise aufweisen. Es soll Mieter vor Willkür schützen, doch mangels einer rigorosen Umsetzung, wird diese Vorschrift in vielen Fällen missachtet. Die Betroffenen befinden sich dabei in einer Zwickmühle, da sie auf eine Unterkunft angewiesen sind und nicht immer die Möglichkeiten haben, ihre Recht geltend machen zu lassen.

Eine kleine Twitter-Umfrage der Dublin Central Housing Action welche sich für Menschen in Wohnungsnot einsetzt und Teil der TBYCDUblin-Bewegung (“Take Back Your City Dublin”) ist, ergab das von 650 Befragten ganze 87 % kein Mietbuch erhalten hatten:

Slumlords und Miethaien entschlossen gegenübertreten

Slumleaks ein Kollektiv von Betroffenen hat sich unter dem Motif: “Exposing Irish Slumlords” zusammengeschlossen und berichtet regelmäßig über Schikanen, Gewaltandrohungen und Vertreibungsaktionen durch gewissenlose Slumlords. Der Fall Paul Howard Tenant#1 gibt Einblicke in den Alltag des Miethaies Paul Howard:

Die sechs Mieter am Mountjoy Square in Dublin 1, befanden sich Ende letztens Jahres plötzlich auf der Straße, als sie sich am 13. Dezember aus ihrer Wohnung ausgeschlossen vorfanden. Der Eigentümer hatte das Schloss der Haustür ausgewechselt und ihre ganzen Habseligkeiten in Plastiktüten auf die Straße gestellt. Zuvor waren sie gegen ihren Vermieter vor Gericht gegangen. Der Zustand der Wohnung, mit einem kaputten Fenster und Schimmel an den Wänden, sowie die willkürliche Mieterhöhungen von 650 auf 750 Euros, war unerträglich geworden. Die im Winter stattgefundende Vertreibung, stuft Slumleaks als illegal ein.

So schilderte einer der Betroffenen von Mountjoy Square gegenüber Slumleaks folgendes über die Zahlung der Miete: “Jeden Monat sammeln wir unsere Miete ein und Paul Howard oder einer seiner Freunde kommt vorbei, um sie einzusammeln – Insgesamt 4200 € in bar. Manchmal verlangt er auch, dass wir die Miete direkt zu seinem Waschsalon in die Talbot Street 60 bringen.”

Dublins Antwort auf die Krise: #besetzen

“Homes not Hostels” – Direct Action um auf Wohnmissstand aufmerksam zu machen. (Photo by: Opendemocracy)

 

Die Aktivisten der Graswurzel-Bewegungen bedienen sich Direct-Action-Methoden, um auf den Missstand aufmerksam zu machen. So gehören Plakatier und Banner-Aktionen, genauso wie regelmäßige Essensausgaben und temporäre Besetzungen zum Inventar der fest entschlossenen Aktivisten. Direct-Action, welches auch als Synonym für zivilen Ungehorsam verstanden werden kann, beschreibt die Möglichkeiten durch pazifistische Ansätze auf gesellschaftliche Probleme hinzuweisen und Debatten anzustoßen. Wie im Fall vom “Take Trinity Back”, einem Studentenprotest der im März ausbrach:

Die Leitung des Trinity Colleges hatte beabsichtigt, zusätzliche Kosten von 450 Euros für das Wiederholen von Prüfungen einzuführen. Daraufhin protestierten die Studierenden und besetzten die historische “Dinning Hall” für drei Tage. Als die Besetzung aufgelöst wurde, kamen 1000 Studenten und bejubelten ihren Kommilitonen zu. Die Universitätsleitung schlug einen versöhnlichen Ton an und ließ von seinem Vorhaben hab. Die Besetzung des Universitätsgebäudes wirkte wie ein erster Windstoß, der sich auf die Straßen von Dublin ausbreiten sollte. Der Frühling war zu Ende, doch brodelte es bereits an anderen Ecken…

Der Beginn eines Sommers der Besetzungen

Mai. Ein paar Blocks vom Mountjoy Square entfernt: Die Bewohner von fünf Häusern in der Summerhill Parade 33-39, Dublin 1, werden aus ihren Zimmern vertrieben. Diese welche sich mit bis zu zwanzig anderen Personen die Unterkunft pro Reihenhaus teilten und zu einem großen Anteil brasilianischer Herkunft sind, waren im Gespräch mit der Irish Times nicht in der Lage den Eigentümer der Häuser zu nennen. Die Bewohner wurden von verschiedenen Graswurzel-Initiativen unterstützt, darunter die “Dublin Central Housing Action”,”Take back Trinity”, “Brazilian Left Front” und vier weiteren lokalen Bewegungen.

7. August – Aus Protest beginnen die Gruppen Summerhill Parade 35 zu besetzen und mit Ständen vor den Häusern auf auf die lokalen Wohnprobleme aufmerksam zu machen.

Bereits seit Monaten organisierte die Dublin Central Housing Action eine Facebook-Kampagne gegen Pat’ODonnel. Dieser und seinem Investement-Fond, der “Co Ltd Retirement and Death Benefit Plan” – einer Pensionskasse von 67 Mitgliedern.  Gegenüber der Irish Times verneinte ein Sprecher Anfang August, dass den ODonnels die Grundstücke in der Summerhill Parade gehörten. Jedoch reichte Pat’ODonnel Mitte August, im Namen seines Pensionsfonds Klage gegenüber den Besetzern ein.

Im Video wird die Hausbesetzung offiziell verkündet. In einem Abschnitt fordert ein Aktivisten das Vorkaufsrecht der Stadt ein:

“Genug ist Genug.
Pat O’Donnel soll nicht weiter diese Häuser besitzen.
Mietpreissteigerungen, Räumungen, schlechte Wohnbedingungen, Menschen die in überfüllten Häusern auf Stockbetten untergebracht sind, die in Hostels und Hotels oder auf der Straße übernachten. Wir hören jeden Tag von Jemandem der von diesen Umständen betroffen ist.
Doch es gibt keinen wirklichen und bedeutungsvollen, politischen Willen die Wohnkrise anzugehen. Unsere Forderung ist es, dass die Immobilien von Pat’Odonnel an der Summerhil Parade von der Stadt gekauft werden und der lokalen Bevölkerung zur Verfügung gestellt werden.”

Den Worten wird kein Gehör geschenkt und zehn Tage später verlassen die Aktivisten in einem Demonstrationszug das Gebäude.

17. August – Das Gericht hatte die Räumung entschieden. 750 Meter und einige Straßenabbiegungen weiter, ziehen die Aktivisten der TBYC-Dublin   in einem Demonstrationszug daraufhin in ein leerstehendes Haus an der Frederick Street North 34. Dieses gehört einer Versicherungsfirma und steht seit drei Jahren leer.

25. August – Anlässlich des Besuches von Papst Franziskus in Dublin, rufen die Aktivisten einen Aktionssamstag aus, an dem das Haus ausschließlich von Frauen und Kindern besetzt ist. Dies verstehen die Aktivisten als Erinnerungsaktion, da in den Magdalenen-Wäschereien bis ins späte 20. Jahrhundert Alleinerziehende und ihre Zöglinge Zwangsarbeit verrichten mussten. Ein Volks-Trauma wofür sich der irische Staat erst in  2013 bei über 10.000 Personen entschuldigte.

Nach 25 Tagen – Die Räumung vor der Tür

11. September – Zwei Wochen zuvor hatte das Gericht abermals zu Gunsten der Landlords entschieden, doch das Haus blieb weiterhin besetzt. Immer mehr Menschen unterstützen die TBYCDublin. Als an einem Dienstag Abend gegen sieben Uhr  ein Sprinter ohne vorderes Nummernschild auftaucht. Vermummte Person treten aus dem Wagen und versuchen sich Einlass zum Haus zu verschaffen. Diese “privaten Sicherheitsleute” werden später von der Gardai, der lokalen Polizei, abgelöst.

Fünf der Aktivisten werden auf rabiater Weise auf das Polizeirevier an der Store Street gebracht. Angaben der Zeitung Thejournal zufolge, welche ausführlich über die Räumung berichtete, kamen bis zu 100 Demonstranten vor dem Haus zusammen. Später verlegte sich die Demonstration vor das Polizeirevier, woraufhin drei der Aktivisten freigelassen wurden. Das Hausprojekt jedoch wurde beendet.

Aus Solidarität mit der TBYCDublin kam es in ganz Irland zu Hausbesetzungen, wie zum Beispiel in Waterford, wo Aktivisten eine 24-Stunden Besetzung eines leerstehenden Gebäudes der Stadt abhielten.

Munich: The museum Neue Pinakothek closes its doors until 2025

Munich: The museum “Neue Pinakothek” closes its doors until 2025

The new Pinakothek in Munich, an emblematic cultural institution of the southern German state capital, closed its doors at the beginning of the year. The museum, which housed works by Vincent van Gogh, Gustav Klimt and Goya, urgently needed renovation.

Water soaks through the roof when it rains heavily, while the walls are covered with asbestos, a harmful material once used for isolation of buildings. According to Bayerischer Rundfunk, the technology used to ventilate and air-condition the rooms is also outdated, which is why the building will be closed until 2025. No information was given on the costs, as they will have to be decided in the Bavarian parliament.

Huge visitor flow and crowning final guided visit

A huge line of people is waiting in front of the entrance to the Neue Pinakothek on 30 December to see the collection in all its glory for the last time.

In order to give all those interested in culture the chance to say goodbye to the masterpieces from the 19th century, admission was free from 17 to 30 December. This led to a huge stream of visitors, which spread as far as Barerstraße at 11 o’clock in the morning, on the last day. The crowd then shifted in part to the old Pinakothek and the other cultural areas in the museum quarter.

The last day of the Neue Pinakothek was concluded with a large farewell tour. The general director Professor Doctor Bernhard Maaz gave an introduction with sculptures and classicism to Rodin, while the art mediator Doctor Alina Langer gave an introduction under the motto “Under the Sun of the South. Vincent van Gogh”, gave those interested the opportunity to learn something about Expressionism.

But the most important works in the collection of the Neue Pinakothek won’t disappear . Some of the works will be preserved in the Schack Collection and in the east wing of the Alte Pinakothek for the public. The other works are expected to be exhibited in other museums of the Bayerische Staatsgemäldesammlungen.